mercredi 17 décembre 2014

5,5 millions de dollars donnent vie à 400 000 personnes bénéficiant durablement de l'eau

Puisque l’eau, c’est la vie; qui donne l’eau donne une vie. Pour seulement 5,5 millions de dollars USD, 400 000 habitants des quartiers Kasika, Majengo, Katoyi, Mabanga-Nord et le Groupement de Munigi ont désormais un accès durable à l’eau. L’œuvre est de l’ONG Mercy Corps dans son programme WASH, grâce aux financements de l’USAID, FFP, UKAID et VITOL. L’idée étant donc géniale, il s’agit là d’un bon exemple pour les autres ONG. C’est donc le 13 Novembre 2014 que Mercy Corps en partenariat avec la Regideso, a procédé à l’inauguration du réseau d’eau dénommé « Extension Goma-Nord » à Bushara, territoire de Nyiragongo. Ce réseau est constitué de 28 Km, de 2 réservoirs d’une capacité combinée de 1400 m3 et d’une série de 57 Bornes Fontaines publiques dont 35 sont opérationnelles jusque-là et disséminées dans 5 quartiers couverts par ce projet, notamment Kasika, Majengo, Katoyi, Mabanga Nord dans la ville de Goma et le Groupement de Munigi, en territoire de Nyiragongo. D’autres Bornes Fontaines seront progressivement mises en service jusqu’au mois de janvier 2015. Quid des bailleurs et leurs apports? Ces infrastructures ont couté 5,5 millions de dollars et ciblent 400 000 personnes, mais jusque-là,150 000 sont desservies en attendant la mise en service d’autres Bornes Fontaines. Ces fonds ont été mobilisés auprès de l’USAID/Food For Peace (FFP) pour la phase 1 et 2, et complété par des fonds supplémentaires de la Commission de l'UE, UKAID et VITOL pour phase 2. Grâce à ce projet, un jerrycan (bidon) d’eau qui coutait entre 100 et 500 FC, est vendu à 50 FC seulement. Aujourd’hui, l’eau potable s’obtient pendant la journée, à ± 300 mètre seulement, en quantité suffisante et de bonne qualité. Ce qui a réduit au seuil le choléra et d’autres maladies d’origine hydrique. Wassy MUSORONGI

Goma : Déficit en énergie électrique, les autorités provinciale avouent leur défaite

Au Nord-kivu, le déficit en courant électrique est pour le gouvernement une équation à deux inconnues. Jugeant le problème d’insoluble, les autorités ménagent leurs moindres efforts à résoudre le défi. Pourtant, cette situation est nettement incompatible avec l’amélioration du climat des affaires au pays... L’énergie électrique devient de plus en plus rare à Goma. Les industriels s’en inquiètent et dans nombreux quartiers de la ville, les consommateurs se plaignent. Dans le quartier Himbi, ces derniers ont dû organiser des manifestations publiques pour dénoncer l’audace d’une SNEL qui sait envoyer des factures aux ménages dans le noir depuis des mois. Contacté par la presse, Jean RUYANGE ministre provincial en charge de l’énergie pense qu’il n’y a jusque là pas de solution possible à ce problème si crucial. Bref, un aveu de défaite! Sur un besoin d’environ 60 Méga Watt d’énergie électrique, la ville n’en reçoit que 6. Et, c’est cette équation que le ministre considère comme une équation à deux inconnues, donc, délicate. La psychologie enseigne que lorsqu’on se croît être en face d’une équation insoluble, on ne fournit plus plus d’efforts pour y trouver solution. On peut donc comprendre pourquoi notre ministre s’investit moins à y trouver bonne issue. Pourtant, la situation devait être suivie par des mesures de soulagement de la crise énergétique en province du Nord-Kivu. D’une part, l’Etat devrait défiscaliser l’importation des matériels de production du courant alternatif, tels que les groupes électrogènes et les panneaux solaires. Mais d’autre part, le gouvernement devrait engager des lobbyings sérieux en vue des moyens financiers utiles à la réhabilitation de la centrale Ruzizi II, qui devra s’arrêter d’ici-là, si rien n’est fait. Enfin, accélérer le processus d’extraction du gaz méthane transformable en électricité. C’est à ce prix et à ce prix seulement que la responsabilité gouvernementale sera prouvée, et non simplement passer du temps à la décréter. Gabriel ISHARA

UNIGOM : où vont les frais de construction ?

UNIGOM : où vont les frais de construction ? Avec 20$ par étudiant par an depuis plus de 10 ans, pour un effectif progressif de 3500 à 5000 étudiants, l’université de Goma ne peut se contenter que de quelques 4 salles d’auditoire à Mugunga. Si l’on s’en tient à un effectif annuel moyen de 4 000 étudiants, le budget annuel serait logiquement de 80 000$. En estimant le taux d’insolvabilité à 20%, plus de 64 000$ seraient affectés à la réalisation du projet de construction à Mugunga. Ainsi, 5 ans suffiraient à déplacer au moins la moitié des auditoires vers Mugunga, question d’aérer le campus universitaire du lac. Pourquoi le projet n’évolue-t-il pas ? Des sources proches de l’administration de l’unigom ont confirmé qu’il n’est pas de l’avis des gestionnaires de travailler si loin de la ville. En plus, les sommes devant servir à l’évolution du chantier subiraient des « détournements ». Elles serviraient plutôt à couvrir des dépenses souvent individuelles ou parfois professionnelles. Et cette pratique demeure monnaie courante dans la sphère des nombreuses institutions publiques de notre pays. Fâcheusement. A titre d’exemple, la MAIRIE collecte de fonds affectés à l’assainissement des marchés publics. Mais, les immondices des poubelles publiques ne sont pas évacuées depuis des mois. FONER perçoit des taxes mais les routes d’intérêt public sont souvent en délabrement. FONER s’en fout. Bref, le développement de la RDC n’est pas à attendre du côté de l’Etat mais plutôt du secteur privé qui est donc à promouvoir. Bora KAZI

jeudi 20 novembre 2014

RDC - Goma : A court de financement, la société TRAMINCO ne s'en sort plus

Si le mariage est une vie pour le pire et le meilleur, la société TRAMINCO en a certainement de l’expérience. En pleine exécution d’un contrat avec le gouvernement congolais, TRAMINCO est à court de financement. Les travaux devraient durer 8 mois. Mais faute pour le gouvernement de n’avoir pu honorer ses factures, les travaux vont, de fait, vers l’arrêt. Par ricochet, il lui devient incapable de s’acquitter de ses devoirs civiques et professionnels du moment même qu’une partie de son personnel n’est pas payée. Pendant ce temps, la Direction Générale des Impôts déterminée à maximiser ses recettes doit tenter de bousculer TRAMINCO. Deux impôts lui sont réclamés : l’impôt professionnel sur le revenu (IPR) et l’impôt sur le bénéfice. Conséquence : deux de ses jeeps sont même scellés pour non paiement des impôts, puis libéré quelques jours plus tard. Contacté par L’œil de l’économiste, Maître SAMBA, un des communicateurs de la société TRAMINCO pense que la réaction de la DGI n’a rien de surprenant. « c’est pour ça qu’elle est faites. Mais, du moment que l’état de notre trésorerie ne nous permet pas de nous acquitter de nos devoirs, nous n’y pouvons rien », a-t-il déclaré. Au finish, un moratoire d’une période non révélée avait été accordé à la Société TRAMINCO. Le temps pour ce dernier d’espérer obtenir du gouvernement la prochaine tranche de fonds nécessaires à l’achèvement des travaux. Peut-être. Wassy MUSORONGI

LE PORT DE LA CEINTURE DE SECURITE PAR LES CHAUFFEURS ET TRANSPORTES DANS LA VILLE DE GOMA

Depuis biens des années, l’on remarque que la Police de Circulation Routière (PCR) en RDC insiste sur le port de la ceinture de sécurité dans les véhicules privés, publics et ceux affectés au transport en commun. Déjà les statistiques révèlent un chiffre important de chauffeurs qui ne s’évertuent pas à porter la ceinture de sécurité. Dans les véhicules privés, seuls près de 39% de chauffeurs portent la ceinture de sécurité contre 61% de récalcitrants. Quant aux transportés, seulement 22% d’entre eux porte la ceinture. Dans le cas des véhicules de transport en commun, la situation n’est pourtant pas la même. 56% de chauffeurs des véhicules affectés au transport en commun en ville de Goma portent leurs ceintures de sécurité. Paradoxalement, pratiquement aucun des transportés ne portent, dans l’ensemble, la ceinture. Les véhicules de l’Etat immatriculés S.T.A, sur les 37 cas observables, seuls 16 chauffeurs portaient la ceinture de sécurité soit 43,2%. Ceux qui ne portent pas de ceinture de sécurité représentent 56,8%. Les policiers de roulage interviewés sur le bien fondé de la mesure du port de la ceinture de sécurité. Ces derniers ont répondu à l’unanimité que la mesure vise à réduire les risques de décès en cas d’accidents de véhicules. À la question de savoir pourquoi les policiers de roulage s’intéressent-ils uniquement aux conducteurs et non aux personnes transportées (passagers, clients, …), les avis des enquêtés se sont partagés. Pour certains (2), ils ont reçu l’ordre d’exiger à tout usagers des véhicules en RDC le port de la ceinture de sécurité. Seulement, ils reconnaissent que c’est par simple négligence que l’accent est mis sur les chauffeurs uniquement. Pour d’autres, la hiérarchie policière n’a pas encore intimé l’ordre de faire respecter la mesure à tous. Enfin, les policiers de roulage ont estimé que c’est par simple négligence que certains chauffeurs ne portent leurs ceinture qu’à l’approche du poste de roulage

vendredi 7 novembre 2014

38 taxes illégales, un exemple de la créativité taxatrice du congolais


Les congolais sont des vrais bons inventeurs, ingénieurs. Spécialement en matière d’imposition et de taxation à l’égard des malheureux opérateurs économiques congolais. La liste des 38 taxes supprimées pour absence de base légale et perçues dans le domaine de transport fluvial et lacustre nous fera comprendre la créativité taxatrice de l’homme congolais, surtout sans contre partie claire et directe. Notez d’avance que ce sont ces taxes qui empoisonnent le climat des affaires en République Démocratique du Congo.
 
1. Taxe de visite des unités flottantes
2. Taxe fiche technique
3. Taxe débours
4. Taxe sur heures supplémentaires
5. Taxe visite de partance
6. Taxe visa arrivé
7. Taxe visa départ
8. Demande autorisation de chargement
9. Demande autorisation de déchargement
10. Taxe achat fiche personnel naviguant
11. Frais de quai
12. Taxe de circulation routière sur les unités flottantes
13. Lettre de mer sur les unités flottantes d’immatriculation Congo
14. Taxe provincial sur les produits agricoles
15. Taxe de recouvrement des marchandises
16. Taxe visa de voyage
17. Taxe  Dénomination bateau
18. Frais de manifeste
19. Taxe autorisation de chargement
20. Frais de perception supplémentaire
21. Taxe formalité départ
22. Taxe fiche de mouvement migratoire
23. Frais d’achat fiche de transport de  véhicule à l’intérieur du pays
24. Taxe achat autorisation déplacement aéroportuaire d’un bateau
25. Frais visa de voyage
26. Frais bulletin de contrôle
27. Taxe fonds de promotion touristique
 28. Frais société congolaise des droits d’auteurs
29. Taxe fonds de promotion culturelle
30. Taxe demande autorisation de chargement
31. Achat bordereau en douane
32. Taxe autorisation de déchargement
33. Taxe cabotage collectif
34. Taxe déclaration marchandise
35. Frais achat bulletin de contrôle mouvement
36. Feuille de route (réquisitoire et recommandation)
37. Bureau mouvement
38. Frais assistance.

 L'oeil de l'économiste

Sur fond de pression, le FONER débloque 279 millions de Franc Congolais pour l'entretien de l'axe routier Butembo-Beni-Kasindi


A l’issue d’une grève de plus d’une semaine déclenchée par les opérateurs économiques des villes de Beni et Butembo, le FONER a dû décaisser 279 millions de Francs Congolais. Affectation : entretien de l’axe routier Butembo - Kasindi en délabrement avancé. Alors que la loi prévoit plutôt la retenue à la source de 40% des recettes.

Le Fonds National d’Entretien Routier (FONER) aurait donc été mis à l’épreuve.
Il a dû débloquer une bagatelle somme de 279 000 000 Fc affecté à l’entretien de l’axe routier Butembo – Beni — Kasindi.
Les travaux devront être exécutés par l’office de routes dont les machines, tracteurs et camions bennes étaient immobilisées ‘’faute d’argent’.
Cependant, l’acquittement du FONER n’aurait pas été de son bon vouloir. Il a fallu une pression de grève des transporteurs routiers appuyés par les importateurs des produits pétroliers des villes de Beni et Butembo. Et ces cas sont légions en République Démocratique du Congo où pour jouir de certains droits, il faut les avoir exigé au préalable. Il s’agit notamment de ceux nécessitant un quelconque renoncement de la part des autorités.
Pourtant, l’article 23 de la loi mettant en place le FONER exige la retenue à la source de 40% des recettes collectées. Ces dernières, selon l’article, serviraient exclusivement à l’entretien des routes et voiries d’intérêt provincial et local. Bien que nul ne soit au-dessus de la loi, les autorités du FONER violent constamment cette disposition constitutionnelle.
Et c’est notamment ce que réclame inlassablement la FEC (Fédération des Entreprises du Congo) : l’application pure et simple de la retenue à la source de 40% des fonds perçus par le FONER.
Mais puisque chez nous, certains droits ne sont obtenus que sur fond de pression, alors la FEC n’obtiendra gain de cause que lorsqu’elle entreprendra -peut-être- un mouvement de protestation exigeant cette retenue à la source.